Et si…

Par Alain Balleux

L’an dernier, à peu près à pareille date, je me souviens d’avoir sévit à propos du fait que nos Glorieux allaient plutôt bien et affirmer que l’objectif de faire les séries était en bonne voie de se réaliser. Parce qu’après les fêtes, c’est de bonne guerre que de le faire.

J’en étais donc à ses pensées profondes depuis une couple de jours et il y a mon clavier qui me titille sans cesse. On dirait qu’il me susurre à l’oreille : « T’es pas game de le dire! Nah nah nah!!! »

Effectivement, j’ai un peu de misère à me l’avouer mais j’ai de plus en plus de misère à croire que le CH réussira à se tailler une place en séries de fin de saison cette année. Voilà! C’est dit… Me semble que je file un peu mieux, non?

On va se dire les vraies affaires ce matin. Pour rejoindre la dernière place disponible – les Islanders – il y a huit points de différence pour les atteindre, et pour ne serait-ce que pour les rejoindre, le CH aurait cinq équipes à devancer. Si on voulait utiliser l’autre raccourci, soit celui de se dire que la Division Atlantique est plus simple à contourner en rejoignant la troisième équipe au classement, il faudrait rejoindre la bande à Matthews – les Leafs – qui sont actuellement 12 points plus haut que Montréal. OK, on a un match en main, mais bon! Mettons 10 points pour arrondir et être un tant soit peu positif!

En regardant aller l’équipe ces jours-ci -bon, soyons réaliste, ces semaines-ci, on peut facilement analyser que la série de victoires tant attendues ne s’est pas pointé le bout du nez dernièrement et ne risque pas de survenir prochainement non plus.

Si on regarde le classement dans l’autre sens maintenant en tentant de demeurer positif un peu, on réalise assez vite que le bas de celui-ci est plus près de notre réalité que le sommet. Dans l’est, on est tout près, mais l’Arizona traine vraiment de la patte un peu plus bas, quoique…  Nous n’avons que 13 points d’avance sur ces derniers.

Donc! On fait quoi? Comme le dirait si bien l’autre…

C’est tentant de se dire qu’on est aussi bien de miser sur la loterie du repêchage qui s’en vient, non? Nos chances sont déjà bonnes actuellement – dit le gars de loterie que je suis. Le potentiel du premier prétendant est actuellement excellent, je crois. Mais s’il fallait qu’on tombe sur le 2e ou même le 3e! Les dernières années ne nous ont pas tellement gâtées au niveau du repêchage. À part Galchenyuk – que tout le monde semble vouloir échanger sans toutefois y parvenir dernièrement et un certain Mikhail Sergachev qui prouve déjà, ailleurs qu’il se débrouillera très bien dans cette ligue – disons que l’équipe de Trevor Timmins ne l’a pas eu facile. OK, il y a un certain Dahlin qui fait déjà écarquiller bien des yeux, mais plusieurs joueurs dans le passé était voué à un brillant avenir sur les glaces de la NHL, sans toutefois avoir su briller avec autant d’éclat.

Crédit photo : NHL.com

C’est certain qu’on pourrait regarnir la banque de choix au repêchage en laissant aller quelques éléments d’ici la fin de la saison, mais est-ce que les fans, les médias ou même la direction est prête à faire ce sacrifice?

Tellement de questionnements dont on ne peut prédire les réponses ou même les incidences.

Notre DG, que plusieurs envoient aussi déjà à la potence, a beaucoup de pain sur la planche mais ne semble pas avoir beaucoup de clients qui veulent de son pain. Pas facile!

Disons donc en conclusion de ce modeste papier que des décisions seront à prendre prochainement et que nous n’en serons que les témoins parce que, dans le fond, ce n’est pas à nous de décider.

J’ai bien hâte de voir…

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Alain Balleux

Alain Balleux

Alain a débuté sa carrière de hockeyeur en chaussant des patins "Simpsons Sears". Son style se définissait surtout comme : sur la bottine, il s’est donc réorienté assez rapidement vers la « gérance d’estrade ». De plus, comme son père a légué tous ses talents sportifs à mon frère, Alain a vite compris qu’il devait troquer ses patins pour un clavier. Il est aussi à l’aise sur son clavier que ne l’était Yvan Cournoyer sur ses patins. Il tentera donc de commenter l’actualité « hockey », de façon aussi humoristique et régulière que possible. Pendant que nous sommes dans les vérités, autant l’avouer : il est un « fan fini » des Canadiens de Montréal.