Comme bien des amateurs de Hockey, pendant plusieurs années, je me suis senti comme un otage des câblodistributeurs. Cependant, depuis deux ans, des alternatives se sont présentées aux consommateurs sous la forme des services de diffusion sur le web. Évidemment avec la popularisation des services comme Netflix, c’est assez certain pour les producteurs de contenu que l’avenir se situe probablement sur le web. Cependant pour le milieu du sport, on peut constater que cette transition est assez lente et plutôt conservatrice.

Naturellement, l’écoute des sports en direct via les services traditionnels est considérée comme l’un des derniers retranchements des câblodistributeurs. C’est-à-dire que contrairement aux films et aux séries télés, le sport doit être consommé en direct, autrement ça perd un peu de son sens. Donc, avec des contrats lucratifs et des exclusivités, les câblodistributeurs devaient être très satisfaits et n’avaient aucune raison de changer leur offre. Cela étant dit, ça n’a pas empêché des centaines de personnes de se délier de leurs onéreux contrats avec ces compagnies. Il ne faut pas négliger que le fait que plusieurs gens se tournaient vers les diffusions illégales et facilement accessibles en ligne. D’ailleurs, Sportsnet utilisait même cet argument dans sa publicité pour que l’on s’abonne à Sportsnet Now (SNNOW); c’est-à-dire que leur service de diffusion en ligne était de meilleure qualité que les offres illicites offertes en ligne. Bref, c’est certain que quand tu dois te battre contre une offre gratuite, il est impératif que l’argument de vente de ton service soit la qualité et la simplicité.

Alors, c’est certain que si les câblodistributeurs n’offraient pas une alternative légale à la diffusion en ligne, qu’ils allaient simplement perdre des clients au profit des sites illégaux et en somme perdre des profits. Depuis quelques années, les câblodistributeurs avaient offert la possibilité d’écouter les parties en ligne, à condition que vous soyez client des services traditionnels, ce qui était complètement contre-intuitif pour un « cord-cutter ». En 2016, le premier réseau majeur canadien à offrir une offre exclusivement web (pour l’écoute des parties de hockey de son marché local) était Sportsnet, avec le service SNNOW. J’ai utilisé ce service pendant un an et j’ai bien aimé l’offre. Le prix de 25 $ (et dans mon cas 15 $ à cause d’une promotion) par mois en 2016 me donnait accès à toutes les parties des Canadiens. C’était vraiment une offre alléchante. Il était possible d’écouter les parties via votre navigateur web, ainsi que via une application Android/IOS. Il y avait même une extension sur Kodi pour que l’on puisse visionner les parties directement avec une boite Kodi.

Bref, l’année que j’ai utilisé ce service, j’ai été ravi et je serais resté client, si ce n’avait pas été du fait que Sportsnet avait perdu le droit des parties régionales au profit de TSN. Donc, toujours pour 25$ par mois, ça ne nous donnait accès qu’à 32 parties par saison au lieu de 82. (Sans compter que de ces 32 parties, la plupart étaient diffusées le samedi, donc souvent offertes à CBC et CityTV gratuitement.) Alors, j’ai annulé mon abonnement à SNNOW pour la saison 2017. De toute manière avec l’horrible saison de 2017, j’ai finalement opté pour m’abonner nulle part et en fin de compte, je n’ai pas manqué grand-chose.

Pour la saison 2018, c’était maintenant au tour de RDS et TSN de lancer leur offre de diffusion sur le web. Encore une fois pour 25 $, ça nous donne accès aux 3 chaines de RDS ou les 5 de TSN. J’ai décidé de m’abonner à RDS Direct (ainsi que de complémenter mon offre du samedi par les chaines gratuites.)

Donc, pour les francophones, c’est toujours impossible de s’abonner à TVA Sports en ligne seulement. Mais pour 50 $, vous pouvez combiner RDS ou TSN avec SNNOW et vous aurez toutes les parties en ligne. Par exemple, à ce prix, je me demande réellement si ça vaut vraiment la peine de se départir du câble. C’est probablement une tactique des câblodistributeurs afin d’offrir une option dispendieuse dans le but de faire revenir les gens vers les services traditionnels.

Bref, de votre côté, êtes-vous toujours un accro du câble où vous êtes maintenant du côté de la diffusion web?

Phil

[1] Un “cord-cutter” qui pourrait se traduire par : la coupure du cordon. Ça fait référence aux gens qui résilient leur abonnement aux services de télévision disponibles par câble ou satellite, dans le but réduire le nombre de chaines non désirées et de se départir des offres traditionnelles, qui sont non-modulables et souvent très dispendieuses.

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Je me prénomme Philippe. Je fais partie de la génération qui n'a jamais vu la grande époque de nos glorieux. En fait, j'avais 5 ans quand le Canadien a gagné sa dernière coupe Stanley. En tant que fan du Canadien, j'aurais détesté les Nordiques, mais j'aimerais bien qu'ils reviennent... Pour qu'on puisse les battre à nouveau! J'ai même commis ce qui aurait été un crime de lèse-majesté il y a 30 ans, soit m'acheter un chandail des Nordiques pour aller manifester à New York pour le retour des Nordiques avec des gens de Québec. Bref, pour faire une histoire courte, comme un croyant, je vis d'espoir que moi aussi un jour je pourrai parader sur la Ste-Catherine pour saluer nos valeureux champions. Je rêve d'entendre le chiffre 25 lorsqu'on parlera du nombre de coupes de notre équipe.

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