Well : mes réponses à vos questions – Semaine du 22 juillet

Messieurs, mesdames, bon lundi!

Nouvelle formule pour cette année que j’essaie aujourd’hui. Le 11 juillet dernier, je vous demandais des suggestions pour un éventuel texte et cette question se voulait être un peu un test. Au final, 15 personnes m’ont soumis des idées et j’en ai sélectionné quelques unes pour concocter ce premier billet.

Évidemment, étant donné que le site de Paramount se spécialise dans le hockey, vous aurez deviné que je me contenterai de répondre aux questions sur le hockey.

Q- Tout d’abord, Vincent Deslauriers m’a demandé de lui parler plus en détail de Cole Caufield. Ses forces, ses faiblesses, son potentiel et son comparatif, pour être plus précis.

R- Lorsque j’ai écris mon texte sur les scénarios potentiels du Tricolore au 15e rang, je n’ai pas oublié de mentionner Cole Caufield. Ce n’était pas du tout un oubli puisqu’à mes yeux, c’était IMPENSABLE qu’un joueur doté d’un tel talent puisse glisser au 15e rang. La preuve que les GMs et les scouts de la LNH sont encore un peu dépassés par la nouvelle réalité de la LNH, Caufield a glissé au 15e rang et tant mieux pour le Canadien qui a pu mettre la main sur un bijoux.

Caufield a inscrit 72 buts cette saison avec le programme de développement américain, ça on le sait et on l’a lu 4500 fois un peu partout. Ce que j’aime de ses 72 buts, c’est qu’ils ont probablement tous été marqués de manière différente et moi, ça me parle ces choses-là. Je n’aime pas les ”template players” et croyez-moi, Caufield n’en sera jamais un. Sa principale force en tant que joueur, c’est sa vision qui est VRAIMENT plus haute que la moyenne des joueurs de son âge. Par la suite, même si son talent de marqueur demeure indéniable, c’est son jeu sans la rondelle qui m’impressionne le plus. Cette saison, il évoluait surtout avec Jack Hughes et Matt Boldy et c’était un peu lui qui dictait le ”pace” en étant constamment en bonne position pour marquer. Un jeu d’enfant pour Hughes qui n’avait qu’à lui filer la rondelle.

Je crois qu’il peut inscrire 40 buts un jour avec le CH, ce qui dans le hockey d’aujourd’hui est très très solide. Son comparatif et bien, j’pourrais vous en inventer un, mais ça ne serait pas honnête donc je me contenterai de le comparer moi aussi à Alex DeBrincat puisqu’il est EXACTEMENT comme Alex DeBrincat. Bref, je n’en reviens tout simplement pas que le Canadien aie pu le repêcher au 15e rang. De loin, la bulle d’air de ce repêchage après Moritz Seider chez les Wings.

Q- Mon chum Max Pelletier m’a demandé quels étaient, selon moi, les joueurs propices à cette fameuse guigne de la 2e année.

R- Pour répondre à cette question, je me suis rendu sur le site de la LNH pour regarder les statistiques chez les recrues. Le premier qui a attiré mon oeil est Andreas Johnsson. Petit attaquant des Leafs qui a inscrit 43 points l’an dernier, mais qui devra composer avec tout ce lourd casse-tête offensif chez les Leafs. Sans dire que Johnsson ne connaîtra pas une bonne saison, je ne crois pas qu’on le verra augmenter sa production offensive de façon considérable. Si Mitcher Marner s’entend avec Kyle Dubas, les Leafs pourront compter sur John Tavares, William Nylander, Mitch Marner, Auston Matthews, Kasperi Kapanen ET sur Andreas Johnsson qui deviendrait en quelque sorte la 6e roues de ce splendide top 6. Ne perdons pas de vue qu’Alex Kerfoot est très à l’aise de jouer à l’aile aussi, donc il pourrait très bien se retrouver dans ce fameux top 6. Mise à part Johnsson, il n’y a pas de candidats qui me sautent aux yeux pour le moment.

Q- Par la suite, mon amie Véronique Boulanger m’a demandé si je pouvais écrire quelque chose sur les beaux joueurs célibataires.

R- Et bien Véro, malgré tout l’amour que j’ai pour toi, non, je n’écrirai par sur ça haha. #Tinder #NOT

Q- Mon bro, Mark Pedneault me demande quels pourraient être les vols potentiels de cette déstabilisante cuvée 2019.

R- Je ne suis pas devin et cette cuvée me joue encore dans la tête, mais je crois fermement que certaines équipes ont réalisé de véritables vols en première ronde et en deuxième ronde. Voici mon top 10 :

1- Cole Caufield – 15e rang – Montréal
2- Alex Newhook – 16e rang – Colorado
3- Peyton Krebs – 17e rang – Vegas
4- Philip Tomasino – 24e rang – Nashville
5- Nick Robertson – 53e rang – Toronto
6- Arthur Kaliyev – 33e rang – Los Angeles
7- Nils Hoglander – 40e rang – Vancouver
8- Samuel Fagemo – 50e rang – Los Angeles
9- Vladislav Kolyachonok – 52e rang – Floride
10- Michael Vukojevic – 82e rang – New Jersey

Vidéo signée : Maxime Duquet – HSD Prospects

Q- Jean-Gabriel veut connaître mon opinion sur les offres hostiles. On les garde ou pas?

R- Personnellement, il s’agit de l’aspect qui me dérange le plus dans la LNH après l’arbitrage. Sans les condamner, je trouve que les joueurs sont de plus en plus ”princesses” et je crois que la LNH devra les aider à devenir un tantinet moins capricieux avant que ça se termine encore une fois par un charmant ”lock out” qui va malheureusement priver les fans de leur sport préféré. Le dossier Mitch Marner est en train de devenir une risée dans le milieu et par le fait même, l’exemple parfait du pourquoi je crois que les offres hostiles doivent disparaître. JAMAIS, je n’entrerez dans la game du ”Oui, mais les joueurs de la LNH font pitié etc…” Come on, les gars sont payés des millions pour réaliser leur rêve quand moi je payerais des millions pour pouvoir réaliser le mien.

Je comprends très bien que certains joueurs aimeraient amorcer leur carrière dans des marchés plus intéressants, je comprends très bien que les agents ont une business à gérer, bref, je comprends pas mal tout ce qu’il y a à comprendre du hockey puisque c’est mon travail de le faire. Mais j’aime dire ce que je pense et c’est exactement pour cette raison que j’ai accepté d’écrire ici. J’ai carte blanche et j’écris ce que j’ai envie d’écrire et aujourd’hui, je vous l’écris, les joueurs devront tracer une ligne bientôt puisque ce sport s’en va directement dans un autre mur et c’est encore les fans qui vont en payer le prix.

J’adore le système d’autonomie actuel et personnellement, je ne changerais absolument rien. La situation qu’a vécue John Tavares était parfaite, l’histoire était bonne pour les Leafs, pour Tavares et d’un point de vue médiatique, c’était parfait. Même son de cloche dans la NBA avec les signatures des Kawhi Leonard, de Kyrie Irving et de Kevin Durant entre autres qui ont profité de leur autonomie complète pour choisir leur nouvelle formation. Ces histoires sont excellentes pour le sport et se font dans les règles de l’art. Quand les règles sont claires, on a droit à de très bonnes histoires, mais quand elles ne le sont pas, on a droit à des histoires charognardes de fond de tonne à la Mitch Marner…

Ce sera tout pour aujourd’hui, mais si la réponse est bonne, j’augmenterai peut-être la fréquence à deux fois par semaine. Sans trop me mettre de pression, c’est tout de même un texte que j’ai adoré écrire donc why not? 🙂

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